Passionné de voitures et de courses automobiles depuis toujours, Patrice Lafargue, président du Groupe IDEC, a franchi un palier cette année en créant IDEC Sport Racing, écurie de course présente sur deux circuits du Championnat VdeV et en 24 Heures Series. Explications.

Comment est née votre passion pour la course automobile ? C’est une passion familiale que m’ont transmis mon père et mon grand-père, eux-mêmes férus de voitures, c’est dans les gènes de la famille Lafargue ! J’ai toujours suivi les grandes épreuves, la Formule 1 en particulier. Et aujourd’hui, mon fils Paul partage cet amour pour les voitures, puisqu’il s’est lui aussi pris de passion pour la course. Comme moi, il est venu assez tard au pilotage, parce qu’il s’est d’abord concentré sur ses études, mais il apprend vite et il est doué, c’est un vrai plaisir pour moi d’être compétitif avec lui, je ressens beaucoup de bonheur.

Pourquoi avoir créé IDEC Sport Racing ? J’ai réellement découvert la course il y a bientôt dix ans, initié par le dirigeant d’une société que j’avais rachetée qui, le premier, m’a donné l’occasion de m’asseoir dans un baquet. J’ai tout de suite accroché et petit à petit, je me suis mis de façon de plus en plus assidue au pilotage, en prenant des cours, en recueillant les conseils de professionnels… Jusqu’à l’année dernière, j’ai couru dans des écuries installées dont j’étais client, surtout Ruffier Racing, et finalement, j’ai pris la décision en fin d’année de reprendre l’écurie existante à titre privé et de créer IDEC Sport Racing qui est donc le prolongement de Ruffier. Nous avons renforcé le capital humain en recrutant, mais aussi le capital matériel, ce qui nous permet de compter quatre voitures dans l’écurie. Nous nous alignons sur le Championnat VdeV, en GT et en Proto, et sur les 24 Heures Series, des courses d’endurance de 12 ou 24 heures.

Qu’allez-vous chercher sur ces championnats d’endurance ? La priorité des priorités, c’est de prendre du plaisir. C’est fondamental parce que nous faisons beaucoup de déplacements, nous passons beaucoup d’heures sur les circuits, il ne faut surtout pas que cela devienne une contrainte. Dans mon métier, je me donne énormément, donc ma détente, c’est d’aller faire des courses de voiture. Nous avons constitué une écurie qui est comme une petite famille, ce n’est que du bonheur de passer quelques week-ends dans l’année avec cette famille. Je viens chercher le plaisir de conduire, sur des circuits mythiques comme le Mugello que j’adore, un circuit de pilotage fantastique dans un lieu incroyable, ou Spa qui est pour moi le top, le circuit de référence, mais aussi le plaisir de l’environnement, de l’ambiance qui règne sur ces meetings. Ces championnats réunissent avant tout des passionnés, 80% sont des « gentlemen drivers », ce qui nécessite une vraie démarche de leur part.

Et en termes de résultats ? Comme tous nos concurrents, nous aimons avoir des résultats, nous faisons tout pour aller le plus haut possible. Dans le monde de l’entreprise, nous sommes des compétiteurs, c’est la même chose derrière le volant. Je trouve passionnant d’essayer de s’améliorer et de voir que nos efforts portent leurs fruits, c’est un vrai défi qui génère énormément d’émotions quand les résultats suivent. Ce qui a été le cas l’année dernière, puisque nous avons gagné le Championnat européen GT3 en VdeV avec mon fils Paul, mais aussi en début d’année, avec trois victoires sur les quatre premières courses de la saison, c’était difficile de rêver meilleur démarrage ! J’ai besoin de cette adrénaline, le challenge sportif est vraiment excitant.

Quels sont vos objectifs à court et moyen termes ? Cette année, le but est de mettre en place l’écurie, mais aussi de continuer à avoir des résultats. Nous avons été champions l’année dernière avec Paul, le but est au moins de gagner l’un des trois championnats sur lesquels nous sommes engagés. Après, je souhaite aller plus loin en termes de compétition, sur des circuits encore plus relevés, avec dans le viseur le Championnat d’Europe d’Endurance et les 24 Heures du Mans.

A quelle échéance pour les 24 Heures du Mans ? 2016 ou 2017, nous verrons. Si nous allons au Mans, c’est pour y être compétitifs. Il faudra se faire agréer par l’ACO, qui reçoit beaucoup de demandes pour pas beaucoup d’élus, ce n’est pas si simple. Nous devons donc d’abord faire nos preuves pour avoir une candidature éligible. Maintenant, j’ai 54 ans, et comme je rêve de courir les 24 Heures avec mon fils, il ne faut pas trop traîner !

  • en
dolor fringilla quis, Phasellus id leo et, vulputate, ut ipsum accumsan elementum

Send this to a friend