On sait que le sport auto est une discipline qui aime jouer avec les nerfs des participants et des fans, et elle l’a encore prouvé le week-end dernier. Un problème d’embrayage est venu ruiner la course de la Mercedes #17 IDEC SPORT alors que la performance était là. 
 
La toute première course de la saison d’IDEC SPORT se déroulait au Mugello (Italie), pour une épreuve de 12 heures, dans le cadre des 24 heures Series.
 
Le soleil italien baignait la piste dès les essais et les qualifications, qu’IDEC SPORT bouclait avec le huitième temps. Lors de la première partie de course de trois heures, Dimitri Enjalbert et Paul Lafargue se relayent sans faute et avec un rythme qui leur permet de rester à seulement un tour des leaders. 
 
« Sachant qu’un arrêt pour faire le plein dure quatre minutes et qu’un tour en prend moins de deux, on était assez bien positionnés, » explique Frédéric Ducastel, team principal. « Il faut savoir que 10 minutes avant la fin de la première partie de course, on ne peut plus rentrer aux stands. C’est une règle des 24 heures Series. Quinze minutes avant l’interruption de course, nous faisons rentrer Paul (Lafargue) pour mettre des pneus et faire le plein, afin de repartir dans de bonnes conditions le samedi matin. Mais la voiture a connu un problème d’embrayage. Lorsque la Mercedes roule elle n’en a pas besoin, mais il faut l’utiliser à chaque arrêt aux stands. Vu qu’il restait neufs heures de course, nous avons demandé à la direction l’autorisation de travailler sur notre voiture car cela aurait pu être dangereux.»

Si la #17 était rentrée au parc fermé en septième position (la cinquième en virtuel car deux concurrents n’avaient pas refait le plein), elle regagna son box pour que les mécaniciens puissent se mettre au travail. 
 
« En choisissant de travailler sur la voiture, on acceptait automatiquement une pénalité de 10 tours… Mais il en allait de la sécurité de nos pilotes et des autres. En cas de code 60 (toutes les voitures roulent à 60km/h au lieu de rouler derrière une safety car), tout le monde se rue dans les stands car on perd moins de temps en piste, et si on avait un problème d’embrayage à ce moment là, ça pourrait vite tourner à l’accident, » détaille Fred Ducastel. 
 
Une fois la panne trouvée et réparée, la voiture retourne dans le parc fermé, en dernière position de sa catégorie par soucis de différentiel de vitesse avec les catégories inférieures, mais la Mercedes IDEC SPORT est en réalité en quarantième position à cause de la pénalité. 

« Contrairement à beaucoup d’autres équipes, qui ont souffert de crevaisons ou d’accidents, nous n’avons plus connu de problème. On est remontés jusqu’en quinzième position en neuf heures de course. Les trois pilotes ont bien roulé et ont très bien géré le trafic, qui est important car ce circuit tourne beaucoup. C’est le sport, mais on avait la performance. On aurait pu viser un podium. »
 
Avec la 15ème place, IDEC SPORT repart d’Italie avec huit points. La prochaine manche des 24 heures Series se déroulera à Spa-Francorchamps les 19 et 20 Avril. 
 
Entre temps, Patrice Lafargue et Paul Lafargue vont retrouver les LMP2 et l’European Le Mans Series pour la manche d’ouverture au Paul Ricard le 14 avril. 
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